Algérie : La Croissance verte, une alternative pour l’avenir.

L’après-pétrole en Algérie s’invite pour tôt ou tard, un mal pour un bien !
Cette situation est une aubaine pour non seulement diversifier notre économie mais également passer vers un mode de vie basé sur une consommation propre qui ne sera pas nocive pour la santé financière du pays qui a besoin d’autres sources d’énergie pour substituer les ressources fossiles qui ne satisferont plus les besoins de l’économie basée à 97% de ces rentes, mais aussi la santé des citoyens qui d’après un rapport fait par la CDER près de 7 millions de personnes sont décédées prématurément en 2012.

Actuellement, la pollution de l’air tue plus que le SIDA, certes, les nations possèdent des frontières mais ce n’est pas le cas de l’air… L’économie verte suscite un engouement indéniable partout dans le monde. De ce fait, elle est perçue comme une réponse globale aux nombreux défis des sociétés modernes (pauvreté, chômage, etc.) mais aussi aux nombreux maux de l’environnement créés par l’exploitation « irrationnelle » des ressources naturelles (changements climatiques, rareté de l’eau, épuisement des ressources etc.)

Face à ces grands enjeux environnementaux les richesses terrestre, maritime ainsi que solaire sont de loin inexploitées. Certes, la centrale de capacité 4000MWh  qui est envisagée dans le désert Algérien est un pas vers une indépendance énergétique, mais ne représente qu’un dixième du potentiel total.

La Croissance verte, défis et enjeux :

La croissance verte n’est pas un effet de mode, mais une opportunité pour les pays tels que l’Algérie d’établir une transition vers une économie plus rentable et durable qui ne pourrait qu’améliorer la croissance économique, plus qu’un simple maintien du statut des politiques publiques entravant. Mais la plus grande contrainte c’est qu’il faudrait près de 1 300 Mds USD (soit 2% du PIB mondial) par an pour assurer une croissance verte d’ici 2050, durant cette période de crise on ne pourrait pas recommander au gouvernement de cesser l’exploitation du pétrole et se diriger directement vers une économie propre, néanmoins il y a plusieurs propositions qui peuvent être faites sans pour autant avoir besoin de grandes dépenses publiques, l’Etat a un rôle de facilitateur et d’initiateur à jouer dans ce secteur par :

L’orientation des capitaux vers l’économie verte : Une stratégie d’orientation du secteur privé dans des secteurs verts, peut-être porteuse de croissance et créatrice d’emplois. Pour cela , il faudra promouvoir les produits faits d’énergies propres sur le marché, faire des mesures fiscales pour attirer les investisseurs à investir dans ce secteur et par un mécanisme de subventions en supprimant les subventions sur les produits dommageables pour l’environnement et les fournir aux entrepreneurs qui activent dans le secteur vert. 

La formation dans les métiers verts : Pour établir une stratégie globale, on ne peut pas parler d’orientation sans formation professionnelle, sans préparer des gens à occuper des postes que ce nouveau modèle économique va engendrer. L’écolo-industrie recrute, de nouveau techniciens ou ingénieurs. D’autres secteurs comme le bâtiment, les transports, l’assurance font aussi appel à des experts de l’écologie, il faudra donc établir des formations sur les nouveaux des métiers de l’environnement et du développement durable dans la sensibilisation et l’éducation écologique, les métiers de l’énergie, la gestion des déchets… 

L’exploitation rationnelle de la mer: Les 1200Km de littoral que l’Algérie dispose peuvent être utiliser pour deux productions essentielles : la production d’électricité, les hydroliennes, qui utilisent les courants pour produire de l’électricité, sont la piste la plus intéressante, devant les éoliennes flottantes et l’énergie houlomotrice. On peut également utiliser la mer pour l’aquaculture pour un élevage d’animaux marins.

Plus de moyens de transports: Le développement des transports comme je l’ai présenté dans un article précédent, fera des économies sur l’importation des véhicules, du carburant et des services après-vente… En plus de cela le transport en commun permet la rencontre et la socialisation entre les gens et tous les bienfaits sociaux qu’engendre ceci.

Habitat économe : Actuellement dans les pays développés on parle de logement qui ne nécessite pas d’énergie pour se réchauffer, il existe des techniques de maîtrise d’énergie qui permet aux logements de se réchauffer uniquement avec la chaleur humaine. Pour bâtir des habitats « écolos » et qui rationalisent l’énergie, on doit inciter à construire des battisses avec une isolation intérieure et extérieure, d’implanter les puits canadiens pour réchauffer les maisons en hiver et les refroidir en été et enfin de faire fonctionner les établissements publics par des panneaux solaires pour donner l’exemple à la population.

Création de millions d’emplois grâce à l’économie verte:

A l’avenir plus de la moitié de la main-d’œuvre mondiale sera touchée par la transition énergétique, la conversion à une économie plus respectueuse de l’environnement pourrait générer de 15 à 60 millions d’emplois supplémentaires à l’échelle mondiale au cours des vingt prochaines années et sortir des dizaines de millions de travailleurs de la pauvreté.

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Comme ce tableau le montre plusieurs emplois vont disparaître d’autres vont connaitre une émergence. Une étude réalisée par le programme germano-algérien « Deved » a annoncé récemment  la possibilité de créer 1 400 000 nouveaux emplois en opérant une mutation « verte » de l’Economie de notre pays. 

Notons que l’étude a relevé, par ailleurs, que près de 600 000 personnes, dont beaucoup de jeunes, travaillent actuellement en Algérie dans des activités liées à l’économie verte comme le recyclage des déchets ménagers, l’agriculture ou les énergies renouvelables. Il convient de savoir qu’en 2010, le nombre d’entreprises exerçant ce type d’activités s’élevait à 273 202 unités. Ainsi, 3 407 entreprises activaient dans la récupération et la valorisation des déchets, 1 470 dans la gestion de l’eau, 168 648 dans le bâtiment vert, 68 631 dans la gestion des espaces verts, et 30 085 unités travaillaient dans les services liés à l’environnement tels que l’audit, les études, le conseil et la formation.

En plus d’être créateur d’emplois, bâtisseur une économie qui ne sera pas mono-rentière et qui améliorera le bien-être social,  l’investissement dans le développement durable est une opportunité pour générer de la croissance du PIB et fera de l’Algérie l’une des bénéficiaire de la 3ème révolution industrielle qui sera caractérisée par un énorme progrès technologique et par une transition énergique et écologique.

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 Vous pouvez également lire mes précédents articles sur mon blog.

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